Photo Adrien Poullain, de l'Ecole Nationale d'Architecture de Belleville


Fontaine de la Mare travaille les mots et la pierre.
Depuis plus de vingt ans, il taille - uniquement à l’outil - l’albâtre, le gypse ou le marbre, des formes organiques et sensuelles proches de la nature.

Les mots sont survenus il y a sept ans avec la rencontre d’une forme de poésie concise correspondant à sa sculpture, le haïku japonais. Il a ainsi composé la série des «Haïkus d’atelier», impressions nées de sa relation avec ses pierres et l’environnement du lieu qu’il a créé à Paris, le «Gourbi de la Mare».

Les mots prennent leur envol
Puis les mots ont quitté le papier, ils se sont inscrits sur des plaques de marbre, des toiles sur châssis et des photographies numériques, constituant un corpus qu’il nomme «Poésie plastique».
Aux haïkus ont succédé des formules composées sur le même modèle et servant à l’évocation d’un double obsessionnel, le «Faune» (séries «Traces du Faune, «Le Faune respire», "Faune marin", "Faune jardinier"...).

L'appel du large
En 2010, avec l’ouverture au Tréport (falaise et galets en Haute-Normandie) de son atelier principal, le «Gourbi de la Mer», le Pierreux de la Mare est devenu marin.
La "rencontre" en 2013 avec une église "déconstruite" (Saint-Jacques à Abbeville, Somme) l'a mené sur un nouveau chemin, celui de la mémoire des œuvres humaines.
Depuis, il travaille à partir de fragments récupérés et en fait des installations dédiées à leur histoire.

"L'invasion féline"

En août 2015, c'est l'invasion. Un petit chat tigré de trois mois, abandonné dans le quartier des Cordiers trouve refuge dans l'atelier. Nommé Marin, Il en est devenu la mascott au point de devenir le modèle attitré de l'artiste et de faire l'objet de plusiurs expositions : "Duo pour un Chat" en août 2016, la Chat Valentin en février 2017 et "Le Mois du Chat" en août 2017.