- du mercredi 23 septembre au dimanche 4 octobre (Nuit Blanche samedi 3-dimanche 4), exposition collective en plein air organisée par l'association "13 en Vue" dans le parc de la Hauteur de la Pitié-Salpêtrière, Paris 13e.
Thème : "Bestiaire".
Installation lundi 21 et mardi 22 septembre. Vernissage mercredi 23 septembre.
Présentera "La vie à Chatonville" ou une famille de chats dans tous ses états.
Installation composée de casiers à seiches et de câbles rigides ("Algue à chats") supportant des photos A3 plastifiées.

"Algue à chats"

Une algue est à la mer ce que le chat est à la mère...
...Un monde lunaire de rondeur, de douceur et d'éternel recommencement.
Pour qui connaît l'expression ronronthérapie, de l'animal au son des vagues il n'y a qu'une patte.


"La vie à Chatonville"

Il était une fois Mona Lichatte (dans la vraie vie Ange Coquette) qui donna naissance la nuit du 3 octobre 2014 à trois inséparables chatons (Ange Gloutonne, Ange Friponne, Ange Poupon).
Ensemble, ils vécurent très heureux et devinrent les quatre anges gardiens de leur maison en baie de Somme. 


"Devinette"

Trouvez dans quelle photo se niche une sculpture en forme de tête de chat.




Est paru dans le Courrier Picard, le mercredi 2 septembre 2015 

VILLES SŒURS : Aucun toit pour les chats abandonnés: ça feule ! (*)

Que faire lorsque l’on recueille un chat abandonné ? La question ne trouve pas toujours de réponse claire. L’idée d’un refuge est lancée.


Michel Fontaine aime beaucoup les chats. À tel point que, par deux fois, l’été dernier et celui-ci, ce Tréportais a recueilli chez lui des animaux abandonnés. «  C’est un sujet sensible, car je ne suis pas le seul à avoir trouvé des chats abandonnés, confie-t-il. D’autres personnes m’en ont parlé et tous, nous avons constaté un problème : la SPA d’Étalondes ne recueille plus les animaux, faute de convention avec la ville. Du coup, on ne sait pas quoi faire.  »

Le Tréport travaille, comme beaucoup d’autres, avec la pension canine installée près de l’aéro-club à Eu, sur un terrain de la communauté de communes Bresle maritime. «  Le problème, c’est qu’elle ne prend pas les chats, poursuit Michel Fontaine. Et les personnes qui ont interpellé la mairie n’ont pas reçu de solution.  » Du coup, Michel Fontaine s’est tourné vers L’école du chat libre. Cette association a pour but de stériliser et tatouer les chats abandonnés, ainsi que de les nourrir et de leur apporter des soins.

À la mairie du Tréport, l’adjoint au maire en charge de cette question est Philippe Poussier. Il ne comprend pas vraiment le problème. Qui, pour lui, n’existe pas. «  Je n’ai pas eu beaucoup de remontées à ce sujet  », assure-t-il. Si peu de cas, que la convention passée avec L’école du chat libre ne sera pas renouvelée en fin d’année. Pourquoi ? «  Tout simplement parce qu’il n’y a pas de problème particulier. Comprenez bien qu’un chat est plus vagabond qu’un chien. Il va, il vient, il se débrouille tout seul. Il n’y a pas de situation alarmante au Tréport.  »

« Ce n’est pas très porteur pour une municipalité »

Ce n’est pourtant pas ce que constate un vétérinaire local : « Le problème est plus large et ne concerne pas que Le Tréport. Les gens nous appellent en disant : « au secours, j’ai trouvé un chat, je ne sais pas quoi faire ». La loi prévoit que les animaux errants, domestiques ou sauvages, sont de la responsabilité du maire de la commune. La situation était claire lorsque les collectivités travaillaient avec la SPA. Car la pension canine pose plusieurs problèmes : elle ne reçoit que des chiens et elle n’est pas habilitée à placer les animaux. L’école du chat fait ce qu’elle peut, mais elle est débordée  ». Sur la page Facebook de cette association, on s’en rend bien compte. Ce « post » date du 18 août : «  Nous avons actuellement 19 chatons à l’adoption, nous ne pouvons plus en recueillir, par manque de place et faute d’adoption  ».

Michèle Durassier, présidente de l’école du chat libre de Mers-les-Bains, œuvre sur le secteur depuis 1991. «  Les abandons pendant les vacances, ça a toujours existé, rappelle-t-elle. Mais ici, il y en a aussi toute l’année, notamment quand les gens décèdent, qu’ils partent en maison de retraite. On s’aperçoit que les chiens sont placés, mais les chats mis dehors. Ils attrapent des maladies, ils deviennent faméliques  ». Et ils se reproduisent : une chatte abandonnée peut donner naissance à 12 chatons en une année.

Le vétérinaire et la présidente invoquent un problème de mentalité. « Ce n’est pas très sexy, très porteur pour une municipalité de dire qu’elle s’occupe des chats  commente le premier. Les villes préfèrent nier le problème pour ne pas avoir à le résoudre ». La seconde appuie : «Nous sommes ici dans un pays de chasseurs, le chien est bien vu. Pour le chat, ça dépend surtout de la personnalité du maire, s’il aime ou non les animaux. On ne sent pas toujours la même écoute. » Pour Michèle Durassier, une solution existe : «Comme pour les chiens, il faudrait que l’on crée un refuge pour les chats. Il y a bien une commune qui dispose d’un terrain pour l’installer… Après, c’est sûr, c’est une question d’argent ». Et pour le vétérinaire : «de volonté».

ANNE-MARIE QUÉMÉNER







(*) Feuler : gronder s’agissant du chat




 
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