ARTICLES DU "COURRIER PICARD, "PARIS-NORMANDIE", "L'INFORMATEUR", "LE TREPORT MAGAZINE"



Courrier Picard

Publié le 22 mars 2015

Portrait du dimanche

Fontaine de la Mare très «expressif»



Michel Fontaine, 62 ans, a eu une carrière dans la presse spécialisée. Le «besoin de s’exprimer» a été plus fort. L’artiste se partage entre Paris, Cayeux et Le Tréport.


Des « gourbis ». Voilà comment Michel Fontaine alias Fontaine de la Mare appelle ses ateliers. Il y a le Gourbi de la mare, dans la rue éponyme, à Paris, le Gourbi de la mer au cœur du centre-ville historique du Tréport (Seine-Maritime) et ce Gourbi de la mare, au milieu d’un champ à l’entrée de Cayeux-sur-Mer (Somme). Aussi différents qu’ils soient, ces gourbis résument Fontaine de la Mare, un personnage hétéroclite au parcours tout aussi atypique.
Michel Fontaine naît un 25 décembre, à Paris, en 1952. Dernier d’une fratrie de quatre enfants – «Je suis un enfant tardif, celui qu’on n’attendait pas » – il grandit auprès de sa mère, femme au foyer, et de son père, « collectionneur ».
«Il collectionnait les timbres, les cachets postaux, les cartes postales, se souvient-il. Mon goût de rassembler et de découvrir de nouvelles choses vient bien de là. »
Pourtant, avant de rassembler et de créer – Michel Fontaine a eu une vie, plus «normale ». «Nul en maths », il s’oriente vers des études de lettres modernes et décroche une maîtrise à l’université de Nanterre (Paris X) : «Mes deux auteurs favoris de l’époque étaient Howard Philips Lovecraft et Théophile Gautier. J’ai travaillé sur leur rapport à la pierre précieuse. Déjà la pierre…»
Il entre ensuite dans le monde du travail. « J’ai raté les concours de l’enseignement. Je n’étais pas fait pour ça », sourit-il. Après un passage aux Archives départementales à Nanterre (Hauts-de-Seine), le monde de la presse lui tend les bras. Michel Fontaine devient «correcteur d’imprimerie en 1977 ».
« En 1982, j’ai eu la chance de passer secrétaire de rédaction dans un journal spécialisé, qui venait de se créer : Télé K7». D’abord «remplaçant », Michel Fontaine y passera 27 années, à la fois premier secrétaire de rédaction, puis rédacteur en chef adjoint et représentant du Syndicat national des journalistes (SNJ). Et ce, jusqu’à l’arrivée « fatale » du DVD. Ce qui lui vaut un licenciement économique en 2009.

Avoir son atelier : une « obsession »
Un coup dur ? Pas vraiment. Depuis des années, Michel Fontaine a une autre passion, l’art. «Je me suis toujours intéressé aux arts plastiques, en allant voir des expositions, à Paris, de peintres symbolistes, relate-t-il. Cela a débuté avec mon entrée dans le monde de la presse et le stress du journal. Nous passions notre temps à angoisser. Vers 1983-84, j’ai eu un besoin de m’exprimer. J’ai alors peint mon bureau, d’un rouge flamboyant. On m’a laissé faire.»
Le déclic est là. Michel Fontaine prend des cours de modelage, à Neuilly (Hauts-de-Seine) : «J’avais besoin de canaliser mon énergie. Je me suis rapidement éloigné du modelage. J’ai fait des nus un peu cubistes. » Mais cela ne lui suffit pas. La pierre l’attire. «C’est un matériau difficile à appréhender tout seul. J’ai eu la chance de pouvoir travailler dans deux ateliers : l’un rue de la Mare, Paris XXe  ; l’autre chez René Coutelle, un sculpteur qui ne voulait pas que nous l’appelions maître. Il était humaniste, passionné par Montaigne. Il nous donnait des conseils, libre à nous de les suivre ou pas. Et ça me convenait très bien.»
Fontaine de la Mare y découvre la pierre calcaire «la Saint-Max » issue des carrières de Saint-Maximin (Oise), puis le marbre et l’albâtre : «Elle reste ma pierre préférée». «Ma première albâtre était inspirée d’une femme préhistorique», confie-t-il.
Même s’il fréquente l’atelier de Coutelle «une à deux fois par semaine», durant des années, Fontaine de la Mare a une «obsession» : avoir son atelier.
«En 2002, après avoir vendu ma part de la maison familiale du Pas-de-Calais, j’ai pu acheter une ancienne boutique de 33 m2, située à 50 numéros de Coutelle, au 57, rue de la Mare (Paris). C’était important d’être implanté dans un milieu d’artistes. Cela m’a permis d’intégrer deux associations d’artistes : à Belleville et Ménilmontant. Aujourd’hui, je m’engage dans cinq associations de ce type, dont deux à Bastille. Je n’ai pas de frontières ! Je participe à beaucoup d’expositions collectives et plus particulièrement, à des expositions thématiques.  »

L’église Saint-Jacques : nouvelle source d’inspiration
Le tournant de sa carrière artistique date du printemps 2013, lorsque l’église Saint-Jacques d’Abbeville (Somme) tombe sous les assauts des bulldozers. Au milieu des gravats, Fontaine de la Mare puise une nouvelle inspiration. Des pierres et des vitraux, collectés à la hâte dans les décombres, de nouvelles installations prennent vie dans son atelier du Tréport. «J’ai commencé à récupérer ce que j’appelle des matériaux de mémoire», affirme l’artiste, qui glane ensuite des restes de l’église, en partie effondrée, de Maison-Ponthieu, au nord d’Abbeville ou des morceaux du chalutier "Baie des Anges", fracassé sur les enrochements tréportais un soir de novembre 2013.
« Il y a aussi les casiers à seiches, hors d’usage, trouvés sur les quais du Tréport. C’est un matériau nouveau mais avec la mémoire des travailleurs de la mer », note-t-il.
La boucle semble se boucler. «Je ne suis pas très branché astrologie. Mais je suis capricorne ascendant poisson. Le capricorne a un côté très terrien  ; le poisson part dans tous les sens. Plus je vieillis, plus l’ascendant prend de la place dans ma vie », s’amuse-t-il, avant de parler de son dernier projet : le Gourbi du marais. «J’ai eu besoin de m’exprimer en plein air». À Cayeux, Fontaine de la Mare prépare ses installations dans un champ, près d’une mare «avec des grenouilles». Comme l’étang de son enfance. Le hic ? «Je fais beaucoup d’essais, mais le vent me les défait ! Ça rend humble. J’ai donc encore beaucoup de travail…»

Encadré : Dimanche d'enfance
«La tradition familiale, c’était la pêche à l’anguille dans l’étang».
C’est dans la propriété familiale de Brimeux, près de Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais) que Michel Fontaine, le petit Parisien, a passé toutes ses vacances. « Ma famille possédait une grande propriété avec un étang, se souvient-il. La tradition, c’était la pêche aux anguilles. J’étais accompagné de mes neveux, avec qui je n’avais pas une grande différence d’âge. Nous relevions les arrêts, au petit matin.» Ensuite, place « au dépiautage» : la famille au complet préparait alors les poissons avant de les déguster.
Une hutte de chasse était également implantée sur le site. Mais le petit Michel n’y prêtait pas attention : «Je n’ai jamais été chasseur ».Dans cette propriété, Michel a laissé sa créativité artistique s’exprimer : «J’ai commencé à peindre des souches d’arbres ainsi que des tuyaux de couleur sur l’étang. On me les a enlevés car ce n’était pas bien pour la hutte. Ça faisait peur aux canards sauvages ! » Une période inoubliable même s’il avait 30 ans : «C’est ma naissance artistique».

Biographie express
Le 25 décembre 1952  : naissance de Michel Fontaine à Paris.
En 1982  : entrée dans la presse, chez « Télé K7 », un titre du groupe Michel Hommell, ancien coureur de rallye.
En 2002  : ouverture de son atelier parisien. Il s’installe au Tréport en 2010 puis à Cayeux-sur-Mer en février 2014.
Michel Fontaine a deux filles, l’une est monteuse dans le cinéma, la seconde est journaliste.




Alexandra Mauviel
interview et photo



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Courrier Picard

Publié le 11 février 2015


PARIS-LE TRÉPORT


Fontaine de la Mare soutient Charlie

Au lendemain des assassinats à Charlie Hebdo, puis des tueries de Montrouge et Vincennes, les artistes des Ateliers de Ménilmontant ont décidé de réagir, en organisant une exposition, qui a débuté un mois après les attentats.
Parmi ces artistes, Fontaine de la Mare basé au Tréport (Seine-Maritime) et à Paris-Belleville.
La galerie de l’association des Ateliers de Ménilmontant «Le26» au 26, rue de la Mare, Paris XXe, ouvre ainsi ses portes jusqu’au 22 février pour une exposition intitulée « Crayons la Liberté ».

Les sculpteurs, peintres, graveurs, photographes, graphistes et plasticiens y présentent leurs créations « pour défendre la liberté d’expression, la laïcité et la fraternité, et en solidarité avec les victimes des assassinats des 7, 8 et 9 janvier».

Ouvert du lundi au vendredi, de 16 h à 19 heures ; les samedi et dimanche, de 11 h à 13 heures et de 15 h à 19 heures. Entrée libre. Métro Couronnes ou Jourdain, bus 96 ou 26.
Informations sur www.ateliersdemenilmontant.org



Illustration : « Semons des crayons » d’après La Semeuse de Roty, par Fontaine de la Mare

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Courrier Picard

Publié le 28 octobre 2014


LE TRÉPORT
« Voyages au centre de la pierre » bientôt à Paris
Fontaine de la Mare travaille sur son installation depuis un an.
Des gravats de l’église Saint-Jacques d’Abbeville, des débris de résine du chalutier Baie des Anges et, pour la première fois, des morceaux d’ardoise de l’église effondrée de Maison-Ponthieu. Ces trois matériaux-mémoire menant à trois pierres sculptées (une en marbre et deux en albâtre) com-posent l’œuvre de Fontaine de la Mare, « Voyage au centre de la pierre ».
Cette installation, élaborée depuis un an maintenant, est constituée de quatre éléments provenant de    la    région.    «Toute    la    sculpture vient apporter la touche symboliste régionaliste, explique son créateur. On est sur un hommage rendu, quelle que soit l’origine de sa destruction».
Du 5 au 9 novembre, ce travail de mémoire sera présenté à Paris lors de   l’exposition    collective    « Passworld », organisée par Artistes à la Bastille pour ses 25 ans.
Lors de ce rendez-vous culturel, un autre défi est demandé à chaque artiste.
Et Michel, alias Fontaine de la Mare, a sa petite idée. «Sur une toile d’un mètre carré, on doit s’exprimer à partir d’une trame d’un plan. À partir de douze morceaux de toile de papier abrasif, je vais représenter la Baie de Somme et certains de ces lieux ». Sa carte réaliste s’intitulera « De l’Enfer à Bethléem ».
F. P.
▶ Exposition « Passworld », du mercredi 5 au dimanche 9 novembre, salle Olympe de Gouges, 15 rue Merlin, Paris 11e.
www.fontainedelamare.odexpo.com

Florent Pottiez



Courrier Picard

Nachin et Fontaine de la Mare à découvrir chez Traverse


Publié le 01/03/2013

Anne Nachin et Fontaine de la Mare composent le nouveau duo d'excellence accueilli chez Traverse pour un mois
Anne Nachin et Fontaine de la Mare forment le nouveau duo d'artistes accueilli pour un mois au sein de l'espace Prévert par l'association Traverse. La présidente Claude Larcher a déroulé le tapis rouge, samedi soir lors du vernissage, à ces deux artistes atypiques. Anne Nachin vit sa première exposition individuelle et voue pour cela une forte reconnaissance à Claude Larcher. « Voir mes toiles sur ces murs blancs, au sein de ce superbe ensemble est une récompense », indique-t-elle, ravie. Inspirée par Cézanne, Chagall et Kandinski dont elle a vu les œuvres, l'artiste aime aussi la naïveté du Douanier Rousseau. À son actif, des paysages urbains ou ruraux naïfs et colorés, des coins de nature mêlant réel et imaginaire, de grands paysages colorés inspirés de son amour pour la nature du Midi et opposés au calme des paysages Picards. 

Autre artiste d'expression discrète mais à l'œuvre forte et subtile, Fontaine de la Mare, venu du journalisme, est un sculpteur de pierre et de mots. Quand il ne façonne pas la pierre, il écrit des phrases simples et poétiques sur des photos numériques, donnant un sens précis qui provoque la réflexion. Fontaine de la Mare vient d'ouvrir un atelier au Tréport, le Gourbi de la mer, ce qui lui fait dire de lui que « le Pierreux de la Mare est devenu Marin ».

Anne Nachin et Fontaine de la Mare, exposition jusqu'au 24 mars, du mercredi au dimanche de 15 à 18 heures, espace Jacques-Prévert à Mers-les-Bains (Somme).

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Alexandra Mauviel du "Courrier Picard" a consacré trois articles à son travail de mémoire sur l'Eglise Saint-Jacques, déconstruite à Abbeville au printemps 2013 puis sur le chalutier "Baie des Anges" naufragé au Tréport à l'automne 2013.
1/ L'église Saint-Jacques renaît de ses gravats. Publié le 15/10/2013.
2/ Des pierres de Saint-Jacques à Bastille. Publié le 12/11/2013.
3/ Les débris du chalutier métamorphosé. Publié le 3/05/2014.


Courrier Picard

ARTICLE 2
Des pierres de Saint-Jacques à Bastille

Publié le 12/11/2013

| ART CONTEMPORAIN |
L'œuvre d'art « construire/déconstruire », constituée de gravats de l'église Saint-Jacques, d'Abbeville, est présentée demain, à Paris.


À partir des gravats qu'il a récupérés à la fin du chantier de démolition de l'église Saint-Jacques, d'Abbeville, le Tréportais Fontaine de La Mare imagine des oeuvres d'art.
Des gravats de l'église Saint-Jacques, démolie au printemps dernier, après une décision de la municipalité abbevilloise, vont commencer une nouvelle vie. Dès demain, mercredi 13, et jusqu'au 17 novembre, ils seront au cœur d'une exposition collective, au Bastille design center (Paris XI e ), baptisée Construire/déconstruire et conçue par deux plasticiens, Fontaine de La Mare et Erick Vilquin. L'œuvre d'art sera composée de morceaux de marbre de Saint-Jacques - du rose mélangé et du noir - ainsi que de pierres blanches. L'idée ? « Former un cône de pierres suspendues avec des fils dorés en laiton », explique Fontaine de La Mare, qui possède un atelier au Tréport depuis 2010. Le tout surplombera un autel formé d'un billot de bois et surmonté d'une sculpture en albâtre.

La semaine dernière, au Tréport, les deux plasticiens ont peaufiné la structure qui porteraConstruire/déconstruire. Des panneaux retraçant l'histoire de cette église accompagneront la sculpture. Le duo d'artistes espère que le public sera réceptif : « Je pense que ça va toucher le public. Cette histoire dépasse largement le sentiment religieux. Démolir une église, ça choque. Les gens considèrent, à juste titre, que c'est une œuvre d'art... Même si je comprends l'argument de la sécurité. Il aurait fallu classer cette église Saint-Jacques. »

Fontaine de La Mare ne compte pas s'arrêter là. Le plasticien tréportais bouillonne d'idées autour de ces vestiges. «J'ai un autre projet : une installation au sol de 5 mètres de long et 3 mètres de large, qui est déjà prévue pour la fin mars 2014 à Paris, dans le XXe arrondissement. Il s'agira de vers - des haïkus - rédigés sur les pierres, mais aussi sur des photos et cartes postales anciennes de cet édifice. » Ces créations font ainsi vivre la mémoire de l'église Saint-Jacques, d'Abbeville.

ALEXANDRA MAUVIEL

Exposition collective « Même pas mal », du mercredi 13 au dimanche 17 novembre, de 11 à 20 heures, organisée par Artistes à la Bastille, au Bastille design center (74, boulevard Richard-Lenoir, 75 011 Paris). Entrée libre. www.artistesalabastille.com

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Courrier Picard

ARTICLE 3
Les débris du chalutier métamorphosé.
Publié le 3/05/2014.

En novembre 2013, le coquillard La Baie des anges s’échouait sur la plage de Mers-les-Bains (Somme). Des débris ont rapidement été recrachés par la mer, au gré des marées. Il n’en a pas fallu plus pour que Michel Fontaine, alias Fontaine de la Mare, imagine une nouvelle œuvre d’art.

«Je n’étais pas là au moment du naufrage de la Baie des anges. J’ai appris le naufrage dans la presse, se souvient l’artiste tréportais. En allant sur la plage, le sol était jonché de débris. Durant deux mois, j’en ai ramassé régulièrement.» Ces débris en résine, de toutes formes et de toutes couleurs, ont alors donné naissance à «Eglise et chalutier : dialogue de coquilles», une œuvre présentée du 3 au 18 mai, à Etaples-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Cette création, agrémentée de haïkus, fait écho à une autre performance de Fontaine de la Mare, qui a mis en scène, voilà quelques mois, des vestiges de l’ancienne église Saint-Jacques d’Abbeville, détruite en 2013. «L’idée forte de cette installation est le dialogue de coquilles. Les deux pierres d’albâtre symbolisent Saint-Jacques et le chalutier. Il s’agit de faire un travail de mémoire et de rendre hommage à deux ouvrages humains : une église et un bateau», commente l’artiste tréportais.

Deux autres installations, autour des débris de La Baie des anges, sont en cours de réalisation. La première, montrant des débris dans un filet de pêcheur à pied, sera présentée au public, le 29 juin, sur la promenade du Viaduc des arts, à Paris. La seconde, baptisée «Utopie du réel», sera imaginée comme une figure de proue, mettant en scène des gros débris du coquillard avec une nouvelle sculpture en albâtre.

ALEXANDRA MAUVIEL

Les 25es rencontres de la sculpture, du 3 au 18 mai, salle de la Corderie, à Etaples-sur-Mer (Pas-de-Calais). Ouvert de 9 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h 30. Entrée libre. Informations : www.fontainedelamare.odexpo.com.

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Courrier Picard


Saint-Jacques, d’Abbeville, 
en exposition à Paris


Article non signé

Publié le 28/02/2014

Après avoir présenté l'installation de pierres suspendues «Construire/Déconstruire» en novembre 2013 au Bastille Design Center à Paris, Fontaine de la Mare propose deux nouvelles installations autour de l'église Saint-Jacques d'Abbeville (Somme) «déconstruite» au printemps 2013  : du 28 février au 29 mars, «Une Saint-Jacques pas comme les autres »dans le cadre de l'exposition-manifeste «Singularité plurielle» organisée pour les 25 ans des Ateliers d'Artistes de Belleville, au Pavillon Carré de Baudouin, 121, rue de Ménilmontant, Paris 20 e ; du 6 au 16 mars, «Eglise pas morte, haïkus» pour l'exposition collective «Passion Poésie au cœur des arts» dans le cadre du 16e Printemps des poètes, à la Galerie des Ateliers d'Artistes de Belleville, 1, rue Francis-Picabia, Paris 20 e.
Site internet :
www.fontainedelamare.odexpo.com

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Courrier Picard


Il dialogue avec la pierre

Article d'Anne-Sophie G.

Publié le 25/08/2014

Installé depuis quatre ans dans la ville du Tréport, le sculpteur Fontaine de la Mare aime faire découvrir sa passion et ses œuvres aux curieux.

Le sculpteur plasticien Michel Fontaine, alias Fontaine de la Mare, a ouvert son atelier du Tréport le week-end dernier. L’occasion pour les curieux de décou- vrir le travail et les futurs projets de ce passionné, qui navigue entre le Tréport et son atelier de Belleville, à Paris. «Cela fait 4 ans que je suis installé ici et je me sens bien en Picardie», assure l’artiste.

Des œuvres terminées ou en cours, en albâtre, en marbre, en gypse ou en stéatite, remplissent les lieux. «L’albâtre est la matière que je préfère travailler car elle n’a jamais la même couleur ou les mêmes veinures. » Michel Fontaine décrit ses sculptures comme des «formes organiques, proches de la nature ». Il ne supporte pas le tra- vail à la machine et préfère utiliser des outils. «Cela prend plus de temps mais je préfère engager un vrai dialogue avec la pierre. Je tra- vaille environ 3 à 4 heures par jour et il me faut au moins deux semaines pour terminer une œuvre. »

Un projet d’atelier à Cayeux

Une installation réalisée par l’ar-tiste occupe le centre de l’atelier. Intitulée "Voyage au centre de la pierre", elle est composée notamment de gravats de l’église Saint- Jacques d’Abbeville (démolie en 2013), d’ardoises de l’église effondrée de Maison-Ponthieu et de débris d’un chalutier échoué au Tréport l’année dernière. Cette installation sera exposée en novembre prochain dans le 11e arrondissement de Paris. «J’ai beaucoup de projets à venir à Paris, mais j’ai également acheté un terrain à Cayeux-sur-Mer. J’envisage d’y installer un atelier de plein air mais c’est en cours de développement, c’est difficile avec le vent !»
Si le sculpteur y parvient, il projette à terme d’inviter d’autres artistes, et même d’ouvrir le site au public.

Anne.-Sophie G.

Fontaine de la Mare présentera son travail pendant le marché artisanal noc- turne le jeudi 28 août de 17 à 22 heures, dans la rue devant son atelier. Celui-ci sera de nouveau ouvert le samedi 30 et le dimanche 31 août, de 15 à 19 heures, au 11, rue du Commerce au Tréport.


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Paris-Normandie


Michel Fontaine sculpte le jeudi dans la rue
Publié le 20/08/2014 á 22 h 44 sur le site du journal
Paru le 21 août

Michel Fontaine travaille la pierre, comme depuis des temps immémoriaux, à la pointe, le ciseau et la massetteInstallé depuis quatre ans dans la cité portuaire, le sculpteur, Michel Fontaine dit Fontaine de la Mare, s’est vite intégré à la vie tréportaise. Aussi met-il un point d’honneur à s’associer aux animations mises en place de-ci, de-là.

Tout ce mois d’août, le jeudi, lors des marchés artisanaux proposés par l’association « Le Tréport, J’adore », il sort de son atelier de la rue du Commerce et travaille la pierre et le marbre devant les promeneurs. «J’aime le contact avec le public. La sculpture de la pierre est assez propice à cela. Les gens me posent beaucoup de questions sur mon travail. Des échanges très enrichissants au vu de la diversité de la population » souligne-t-il.

Un exercice bien rodé pour cet artiste, très inspiré par la nature, qui estime essentiel de confronter son art au regard des autres même si, parfois, les points de vue divergent. « À Paris, dans mon atelier et à travers diverses expositions, j’ai pris l’habitude de ce type de rencontres. Cela crée des liens et fait tomber les barrières en amenant l’art à la portée de tous. Alors dans la rue, quoi de mieux ! », ajoute-t-il. Fontaine de la Mare travaillera en direct l’albâtre et le marbre devant son atelier, 11 rue du Commerce, les jeudis 21 et 28 août dès 18 h.

(Marie-Laure Delorme)




L'INFORMATEUR

Article paru dans L'Informateur en avril 2015 par Pierre-Alexandre Aubry.


LE TREPORT MAGAZINE

Article paru dans Le Tréport Magazine, no 148, mai 2015, par Catherine Ginfray.



 
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